After the Dolls, de Pat Todd & The Rankoutsiders,
sonne comme une lettre d’amour griffonnée à la hâte sur une table de
bar, entre deux tournées de bière et un riff qui ne veut pas
mourir. Pat Todd y poursuit son obsession pour un rock’n’roll âpre,
viscéral, hérité autant du Detroit Rock le plus crasseux que des ruelles
poussiéreuses du Sud des États-Unis. Le
disque regarde les New York Dolls droit dans les yeux, les morceaux dégagent une urgence
presque maladive, les guitares râpent, s’emmêlent, s’acharnent sans
chercher la propreté, pendant que la section rythmique cogne comme un
cœur trop excité par le démons du rock n'roll pour ralentir. La voix de Todd, râpeuse et habitée,
raconte des histoires de perdants magnifiques, de nuits trop longues et
de lendemains sans promesse. Il y a une sincérité brute dans ces
chansons, une façon d’assumer le chaos plutôt que de le polir.
After the Dolls
n’est pas un disque qui cherche à séduire, il rend un hommage sincère et appuyé aux deux anciens combattants du rock n'roll, David Johansen et Johnny Thunders, il nous attrape par le col et nous invite à danser. C’est un album pour ceux qui aiment le rock’n’roll
sale mais humain, plein d'émotion et un peu dangereux aussi. Le genre de disque qui ne passe
jamais en fond sonore parce qu’il exige qu’on l’écoute, un verre à
la main, à plein volume en pensant que les légendes ne meurent jamais.
Le fan des New York Dolls que je suis ne peut que s'incliner devant ces six titres tant ils dégagent l'amour de Pat Todd pour le gang de New York, au point que sa voix, par moment, remplace parfaitement celle de Johansen. Un disque plein d'urgence et d'émotion. A se procurer rapidement.
Les chroniques sont faites sans l'aide d'intelligence artificielle, ce qu'on me reproche à tort. Si certains articles sont mieux écrits que d'autres, c'est que je m'applique de plus en plus et que je les fais corriger par une professeure de français.
Merci pour votre fidélité.
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